J’avais envie de faire différent cette semaine pour le blog.

 

Je te partage un extrait de mon journal.

 

Lis jusqu’à la fin, c’est important.

 

(…)

 

𝟐𝟎/𝟎𝟓/𝟐𝟎𝟐𝟎

 

Je suis assise dehors ce matin, avec mon café et mon ordinateur, j’ai quelques courriels à répondre et des appels avec de futures clientes à faire.

 

Hier (le 19 mai dernier), j’ai reçu une vingtaine de femmes lors d’une formation en ligne. Quelques-unes étaient nouvelles, d’autres étaient mes clientes. J’étais tellement heureuse de les voir, et de leur offrir une formation avec ma coach, qui m’as tellement aidé. On a parlé pendant 2 heures de confiance en soi et de leadership.

 

 

Ça m’as fascinée de voir qu’après seulement 2 ans, je puisses faire de ma passion, mon rêve, une réalité.Parfois, il m’arrive de me dire que mes objectifs sont trop ambitieux, trop irréaliste, trop (hors de la norme). Et puis, il y a des jours, quand je réalise tout ce qui s’est passé en 2 ans, que je me dit que rien n’est impossible.

 

 

Ça m’as émue de voir que j’étais à leur place, il y a 2 ans (bientôt 3 ans).

 

Ça n’as pas été facile pour m’y rendre, ça m’as paru comme une éternité parfois, parce que j’étais impatiente à ce jour (aujourd’hui). J’avais tellement envie de voir des visages s’illuminer, de voir des femmes briller, et devenir qui elles sont réellement.

 

J’avais hâte de pouvoir les aider à se réaliser comme entrepreneure, comme solopreneur, ou alors comme leader de changement dans la société. Ça m’as émue. Ça m’as vraiment fait plaisir.

 

 

Je me suis aussi questionnée sur l’importance de mon rôle, et je me suis promise d’en faire plus. 𝐉𝐞 𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐝’𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐚𝐢𝐝𝐞 à 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 : 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬, 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 & 𝐞𝐭𝐡𝐧𝐢𝐞𝐬.

 

 

Avec un grand pouvoir, viens une grande responsabilité. Et ça, c’est pourquoi que je fais ce que je fais.

 

(…)

 


 

 

J’ai écris cet extrait juste avant l’éclat du meurtre de Gorge Floyd.

 

Les inégalités sont réelles.

 

Même (et encore) au Canada.

 

Si je le savais avant les événements des dernières semaines, c’est que plusieurs autres personnes le savaient aussi…

 

Je me suis sentie coupable, moi aussi.

 

Ça ne m’as pas empêchée de prendre action rapidement, même si c’était difficile…

 

Après m’être informée sur le ‘White-fragility’, le privilège des blancs, j’ai compris pourquoi je m’étais sentie ainsi. ‘White fragility’ first developed by Dr. Robin DiAngelo, is described as a “state in which even a minimum amount of (white) racial stress becomes intolerable, triggering a range of defensive moves.”

 

 

 

En français, le ‘White-fragility’ est un concept pour désigné des comportements défensifs qui sont engendrés par un racisme minimal sur les personnes de couleur blanche.

 

 

𝐉𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐮𝐠𝐠è𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐫𝐞/ é𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐝é𝐨𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 :

 

 

Je vous insère une vidéo très pertinente (et amusante même, et rien de très lourd), que j’ai écoutée cette semaine sur l’anti-racisme et le ‘White fragility’J’étais mal informée, je voyais tous le monde comme des égaux…

 

J’étais dans mon égo, pas dans mon coeur mais cette vidéo m’as ramenée dans mon coeur.

 

 

Ce que j’ai appris c’est que :

 

  • Je ne connais absolument rien sur le sujet, et ça m’as jetée par terre pendant 2 jours, j’ai même annulé un coaching. (pauvre moi, il faut bien en rire)
  • Je veux faire une différence, mais ça va prendre du temps et un effort constant, pas juste lire quelques lignes et écouter quelques vidéos.
  • Je suis partiellement raciste, inconsciemment. (et bien involontairement !)

 

 

Mes questions de réflexions :

 

  • Comment est-ce que le système de la société actuelle m’as amener à croire que nous étions égaux, que «je ne voyais pas la couleur» ?
  • Comment est-ce que le système de la société actuelle m’as amener à penser que je devais faire quelque chose pour les personnes de couleur noir, sans comprendre les nuances de leur réalité ?
  • Comment se fait-il que je n’ai pas été éduquée sur le sujet du racisme, plus tôt ?
  • Comment se fait-il que je n’étais pas capable de trouver de profil de femmes entrepreneures (basé sur mon réseau actuel) lorsque j’ai eu cette prise de conscience ?

 

 

Pour conclure, je ne crois pas que j’ai encore les réponses.

« 𝐉𝐞 𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐝’𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐚𝐢𝐝𝐞 à 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 : 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬, 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 & 𝐞𝐭𝐡𝐧𝐢𝐞𝐬. » …

 

Cette affirmation de mon journal m’indique clairement que le danger de ce mouvement se retrouve dans le désir de se mobiliser pour préserver nos droits et privilèges. (Wow, Amélie, ça c’est un peu narcissique)

 

 

C’est pourquoi je ne prendrai plus position pour le mouvement, je vais simplement faire le travail de m’informer et d’être curieuse sur mes réactions dans les événements, je vous partagerai peut-être mes réflexions et mon parcours vers un chemin un peu plus humblement.

 

 

Et je t’encourage, en tant que leader de ton industrie, à prendre position pour le mouvement, en faisant d’abord le travail de t’informer et de te sensibiliser à la situation des personnes vivant du racisme.

 

 

Être entrepreneure, veux aussi dire que tu as une responsabilité sociale supplémentaire, puisque tu as le pouvoir de diriger consciemment les gens vers des changements positifs.

 

 

Je suis toujours ouverte à la discussion, tu n’as qu’à répondre au blog !

 

Et de rejoindre mon groupe facebook. (un groupe totalement inclusif pour tous les BIPOC – Black/Indigenous People of Color)

 

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